Un jour, un jardin

UN JOUR, UN JARDIN

Par l’historienne Chiara Santini et le paysagiste Michel Audouy

L’École nationale supérieure de paysage vous propose chaque jour une promenade virtuelle dans les principales créations hortésiennes de France et d’ailleurs, à la découverte d’un jardin ou d’un concepteur qui ont marqué l’art des jardins et de la composition paysagère.

1 : Le Potager du Roi, Versailles, France2 : Le Jardin des Plantes, Paris, France3 : Le jardin d’une villa florentine pendant l’épidémie de peste de 13484 : Le jardin des Migrations du Fort Saint-Jean, Marseille5 : Les jardins du palais de Blenheim, Oxfordshire, Royaume-Uni6 : Patio des cyprès de la Sultane, Jardin du Généralife, Grenade, Espagne 7 : Villa Lante, Bagnaia, Italie8 : Le jardin extraordinaire, Nantes – Chatenay


JOUR 8 : Le jardin extraordinaire, Nantes – Chatenay ^

Ce lieu, encore en chantier – une 1ère partie a été inaugurée en septembre 2019 – a pris place dans une ancienne carrière de granit ensauvagée. Le paysagiste Loïc Mareschal (Agence Phytolab), a conçu un jardin en plusieurs séquences où le site, dans sa brutalité minérale, rencontre un jardin luxuriant et raffiné.

Dès l’entrée, on chemine, comme dans un labyrinthe, à travers un maquis préservé de plantes spontanées issues de l’ancienne friche. Puis, au hasard d’une allée, changement de décor : une grande clairière abritée accueille une collection spectaculaire de plantes exotiques, les plus proches des rochers comme les fougères arborescentes, sont vaporisées par deux cascades qui jaillissent à grand fracas du haut de la falaise.

Inspiré des voyages de Jules Verne, le projet se poursuit actuellement pour accueillir, en 2023, une sculpture géante : l’Arbre aux Hérons. Encore en fabrication, le Jardin extraordinaire incarne déjà une alliance apaisée entre horticulture, écologie et art.

Photo : Vue d’artiste du jardin en pied de falaise (Agence Phytolab)

2 avril 2020


JOUR 7 : Villa Lante, Bagnaia, Italie ^

Réalisée par la volonté du cardinal Gianfrancesco Gambara dans les années 1570-1580, la Villa Lante constitue l’un des exemples les plus remarquables de l’art des jardins italiens de la fin de la Renaissance.

Dépassant le principe albertien, selon lequel dans la construction de la villa, espace bâti et espace planté doivent s’interpénétrer et s’équilibrer, l’architecte Jacopo Barozzi da Vignole (1507-1573) fait du jardin l’élément principal de la composition. Le parc, aménagé sur les pentes d’une colline surplombant le bourg de Bagnaia, près de Viterbe, se compose de deux parties à peu près égales. L’une présente un bois de platanes, l’autre un jardin en terrasses, organisé autour d’un axe médian décoré par des installations hydrauliques.

L’eau, dans toutes ses formes, joue le rôle principal non seulement dans la structure du jardin, mais également dans son programme iconographique. Le jardin met en scène la progressive maîtrise de l’homme sur les forces naturelles, des jets puissants sortants des roches de la terrasse plus haute jusqu’aux miroirs calmes et nourriciers des viviers des parterres bas, en passant par la chaîne d’eau, la « Table d’eau » et beaucoup d’autres installations encore. Les deux pavillons destinés à l’habitation, disposés de part et d’autre de l’axe principal, dans la dernière terrasse, deviennent alors des éléments secondaires du projet, sorte de coulisses encadrant le vrai sujet de la scène : le jardin.

Réputée parmi les réalisations les plus admirables d’Italie, la Villa Lante est devenue dès sa création une référence pour voyageurs et artistes. Parmi d’autres, citons Michel de Montaigne, qui visite Bagnaia en 1581, les architectes Charles Percier (1764-1838) et Pierre François Léonard Fontaine (1762-1853), ainsi que le paysagiste anglais Henry Inigo Trigg (1876-1923) qui lui consacrent des descriptions et de dessins.

Photo : Vue de la « Table d’eau » et de la fontaine des Géants de la Villa Lante, 2013 © Chiara Santini

Bibliographie :

  • Bruno ADORNI, « Histoire et interprétations de la Villa Lante à Bagnaia », in Monique Mosser, Georges Teyssot (dir.), Histoire des jardins de la Renaissance à nos jours, Paris, Flammarion, 2002 (première éd. 1991), p. 87-91.
  • Margherita AZZI-VISENTINI, Histoire de la Villa en Italie. XVe-XVIe siècles, Gallimard-Electa, Paris-Milan, 1996.
  • Michel de MONTAIGNE, Journal de voyage en Italie par la Suisse et l’Allemagne en 1580 et 1581, première édition 1774 (plusieurs éditions disponibles sur Gallica.
  • Charles PERCIER, Pierre François Léonard FONTAINE, Choix des plus célèbres maisons de plaisance de Rome et de ses environs, Imp. P. Didot l’Aîné, Paris, 1809. (lien Gallica).
  • Henry Inigo TRIGG, The Art of Garden Design in Italy, Longmans, Green and Co., Londres, 1906 (lien).
  • L’Italia da scoprire. Villa Lante a Bagnaia. Vidéo du Ministère de la Culture italien (lien).
  • Raffaello Motta, Villa Gambara, (puis nommée Villa Lante), frêsque, Villa Lante, Bagnaia (VT), Italie, XVIe siècle (autour de 1570), © Agence photographique de la Réunion des musées nationaux (lien).

1er avril 2020


JOUR 6 : Patio des cyprès de la Sultane, Jardin du Généralife, Grenade, Espagne ^

Construit entre le XIIe et le XIVe siècles, le Généralife (traduction de l’arabe : Jannat al Arif – jardin / paradis de l’architecte) est le palais d’été de l’Alhambra de Grenade.

Les jardins de l’Alhambra et du Généralife sont des jardins d’eau : la construction d’un Acequia Real (canal royal) a permis de conduire les eaux du Darro vers le domaine. Le lit inférieur de la rivière coule souterrainement pour entrer dans les jardins du Généralife par de grandes citernes à l’air libre puis s’écouler par un escalier d’eau à travers une première cour, le patio des cyprès de la Sultana, puis bifurquer vers le patio de la Acequia et se répartir dans l’ensemble du jardin.

Selon la légende, la sultane Morayma et son amant, un chevalier Abencérage (tribu Maure du sud de l’Espagne) se rencontraient sous un cyprès multiséculaire qui a donné son nom au lieu et dont subsiste encore le tronc.

Le patio des cyprès est une pièce emblématique des jardins de l’Alhambra, une source d’inspiration pour les créateurs de jardins et les artistes. Au début du XXe siècle, le paysagiste Jean-Claude Nicolas Forestier (1861-1930) s’en inspire pour plusieurs projets et en livre une analyse dans un ouvrage sur les jardins paru en 1920.

Dessin : La cour des cyprès de la Sultane dans les jardins du Généralife, dans “Jardins – Carnet de plans et de dessins” de Jean-Claude Nicolas Forestier, 1920 © École nationale supérieure de paysage

Bibliographie :

  • Bruno ADORNI, « Histoire et interprétations de la Villa Lante à Bagnaia », in Monique Mosser, Georges Teyssot (dir.), Histoire des jardins de la Renaissance à nos jours, Paris, Flammarion, 2002 (première éd. 1991), p. 87-91.
  • Margherita AZZI-VISENTINI, Histoire de la Villa en Italie. XVe-XVIe siècles, Gallimard-Electa, Paris-Milan, 1996.
  • Miche de MONTAIGNE, Journal de voyage en Italie par la Suisse et l’Allemagne en 1580 et 1581, première édition 1774 (plusieurs éditions disponibles sur Gallica.
  • Charles PERCIER, Pierre François Léonard FONTAINE, Choix des plus célèbres maisons de plaisance de Rome et de ses environs, Imp. P. Didot l’Aîné, Paris, 1809. (lien Gallica
  •  Henry Inigo TRIGG, The Art of Garden Design in Italy, Longmans, Green and Co., Londres, 1906. (Lien).
  • L’Italia da scoprire. Villa Lante a Bagnaia. Vidéo du Ministère de la Culture italien.
  • Raffaello Motta, Villa Gambara, (puis nommée Villa Lante), fresque, Villa Lante, Bagnaia (VT), Italie, XVIe siècle (autour de 1570), © Agence photographique de la Réunion des musées nationaux. Lien..

31 mars 2020


JOUR 5 : Les jardins du palais de Blenheim, Oxfordshire, Royaume-Uni ^

Les jardins du palais de Blenheim constituent un témoignage saisissant de l’évolution des formes des jardins européens entre les XVIIIe et XXe siècles et de l’œuvre de trois paysagistes importants. Le premier jardin, réalisé par Henry Wise (1653-1738) – surintendant des jardins royaux – au début du XVIIIe siècle, s’inspirait des principes de composition des jardins français qui, à cette époque, étaient une référence incontournable.

Mais, à partir de 1761, quand le quatrième duc de Marlborough, propriétaire du domaine, fait appel au paysagiste Lancelot « Capability » Brown (1716-1783), le tracé formel est remplacé par un parc paysager. Les parterres de Wise deviennent une prairie ; le canal est transformé en grand lac aux rives sinueuses et des bouquets d’arbres, soigneusement disposés, mettent en scène et magnifient la campagne environnante.

Au tournant des années 1930, le parc de Blenheim fait l’objet de nouvelles modifications. Suivant la vogue du revival des formes classiques, Charles Spencer-Churchill, duc de Marlborough, demande au paysagiste Achille Duchêne (1866-1947) de concevoir deux grands parterres encadrant le palais. Aménagé sur deux terrasses ouvertes sur le lac, le parterre d’eau conçu à l’ouest articule finement les références à l’œuvre de Le Nôtre avec le paysage dessiné par Brown, tout en revendiquant une grande modernité dans le traitement des plans et le rapport avec le bâti.

Plan : Nouveau plan du palais, des jardins, des plantations de Blenheim, dans “L’art de créer les jardins” – Nicolas Vergnaud, 1835 © The British Library

30 mars 2020


JOUR 4 : Le jardin des Migrations du Fort Saint-Jean, Marseille ^

Conçu dans le cadre de la création du Mucem en 2013, le jardin du Fort Saint-Jean – Jardin des Migrations, s’étage sur les murailles épaisses, bastions et contreforts de l’ancien fort militaire construit au XVIIe siècle par le chevalier de Clerville, puis Vauban. Il surplombe sur trois côtés le Vieux Port de Marseille et un morceau de la rade.

C’est un jardin sec, une garrigue raffinée, élaborée dans les moindres détails (sols, ouvrages, végétation…) par les paysagistes de l’agence APS, la botaniste Véronique Mure et plusieurs pépiniéristes dont Olivier Filippi, grand spécialiste des plantes de milieux secs.

Il s’organise à partir d’un sentier qui traverse des situations paysagères, architecturales et botaniques très variées. Partout, la végétation semble s’immiscer naturellement dans la pierre pour mieux la sublimer. Les plantes évoquent les cultures méditerranéennes – juive, musulmane, chrétienne – et dans un regard croisé entre les usages et la géographie.

Quinze tableaux – la cour des orangers, le jardin des myrtes, les figuiers suspendus, les jardins de la colline, le jardin du vent, etc – forment un parcours ethnobotanique à travers les Méditerranées, un message d’ouverture et de brassage culturel voulu dans le Mucem.

Photo : Le jardin des Migrations du Fort Saint-Jean, © Val’hor – Victoires du Paysage, 2014.

27 mars 2020


JOUR 3 : Le jardin d’une villa florentine pendant l’épidémie de peste de 1348 ^

À la fin du Moyen-Âge, le Décaméron, publié par l’écrivain italien Jean Boccace (1313-1375), met en scène un groupe de jeunes gens de la noblesse italienne qui, en 1348, quitte Florence frappée par la peste pour se réfugier à la campagne et retrouver ainsi une vie paisible.

L’histoire se déroule en dix journées où chacun organise le sujet de la conversation et des divertissements. Des personnages issus de la réalité (chevaliers, commerçants…) prennent vie au cours de jeux et sont testés sur leur capacité à se confronter aux incertitudes de la vie. Cette retraite, perchée sur les hauteurs de Florence, a pour cadre une villa dont le jardin raffiné, sophistiqué, présente les principaux éléments des compositions de l’époque et évoque déjà celles de la Renaissance. « Le lieu susdit – écrit Boccace – était sur une petite montagne quelque peu éloignée de nos routes, couverte d’arbustes variés et de plantes au vert feuillage, agréables à regarder. Au sommet, il y avait une demeure avec une belle et vaste cour au centre, des galeries, des salles, des chambres (…) avec des prés alentour et de merveilleux jardins… ».

Rarissime témoignage iconographique des jardins de la fin du Moyen-Âge, les fresques qui décorent la chambre nuptiale du marchand Tommaso Davizzi et Catelana degli Alberti au palais Davanzati, à Florence, nous offrent un imaginaire éblouissant de la culture hortésienne des élites citadines du temps de Boccace.

Image : Anonyme, Jardin de la fresque de la Châtelaine de Vergi, Palais Davanzati, Florence, 1350 env. © Musei del Bargello

26 mars 2020


JOUR 2 : Le Jardin des Plantes, Paris, France ^

L’histoire du Jardin des Plantes de Paris commence au début du XVIIe siècle, quand Guy de La Brosse (1586-1641), médecin de Louis XIII, obtient du souverain l’établissement d’un jardin destiné à l’étude et à la culture des plantes médicinales, dans le faubourg Saint-Victor, non loin de la Seine.

Placé sous la houlette de scientifiques renommés, tels Joseph Pitton de Tournefort (1656-1708) ou Georges-Louis Leclerc de Buffon (1707-1788), le Jardin royal des plantes médicinales devient, au cours du XVIIIe siècle, l’un des hauts lieux européens des sciences botaniques et l’une des destinations privilégiées de la promenade des Parisiens. À l’intérieur de ses clôtures, les visiteurs peuvent en effet découvrir des spécimens de la majeure partie des plantes connues, ainsi que d’importantes collections d’histoire naturelle. En outre, sous la direction de Buffon, le jardin s’agrandit jusqu’à la Seine et s’enrichit d’une partie aménagée avec un dessin irrégulier.

En 1793, reconnaissant l’extraordinaire valeur scientifique de l’établissement – qui depuis sa création offre des cours publics – la Convention nationale décide de le conserver et le transforme en Muséum d’Histoire naturelle. Entre la fin du XVIIIe siècle et la première moitié du XXe, de nouveaux bâtiments et lieux d’exposition viennent alors agrémenter le site : une ménagerie, des galeries de minéralogie, géologie, paléontologie et botanique, ainsi que cinq serres monumentales qui au début des années 2000 ont fait l’objet d’une restauration complète.

Dessin : Jean-Baptiste Hilair – “Jardin du Roy. Le jardin de Botanique.” – 1794 © Bibliothèque nationale de France
Ce beau dessin, qui fait partie d’un recueil accessible sur Gallica.fr (ici), montre l’intérieur du jardin botanique au lendemain de la création du Muséum d’Histoire naturelle, sous la Révolution.

25 mars 2020


JOUR 1 : Le Potager du Roi, Versailles, France ^

Le potager du château de Versailles, réalisé à la demande de Louis XIV par l’architecte Jules Hardouin-Mansart (1646-1708) entre 1679 et 1683, a réuni depuis sa création la triple mission de lieu de production, d’expérimentation et d’enseignement.

Comme l’explique dans son “Instruction pour les jardins fruitiers et potagers” (1690), Jean-Baptiste La Quintinie (1626-1688), premier directeur du Potager, le jardin était en effet consacré à la production pour la table royale, ainsi qu’à l’expérimentation de dizaines de variétés fruitières et légumières et à la formation de jardiniers spécialisés.

En lien avec cette tradition, dès la Révolution, le site a fait l’objet de plusieurs projets pédagogiques autour de l’enseignement agricole, jusqu’à l’ouverture, en 1874, de l’École nationale d’horticulture de Versailles, premier établissement français pour la formation d’horticulteurs et de paysagistes.

Classé au titre des Monuments historiques en 1926, le Potager du Roi est placé sous la responsabilité de l’École nationale supérieure de paysage depuis 1995. Patrimoine historique, organisme vivant et jardin-école, le site de l’ancien jardin royal fait aujourd’hui l’objet d’un important projet de réhabilitation et valorisation conduit par l’école, en lien avec les ministères de l’Agriculture et de la Culture.

Photo : Vue aérienne du Potager du Roi, 1939 env.
Ce cliché, issu des collections historiques de l’École nationale supérieure de paysage, montre le jardin, les bâtiments et les serres de l’École nationale d’horticulture au début de la Seconde Guerre mondiale.

24 mars 2020

Histoire des jardins

Cours (accès réservé)

HISTOIRE DES JARDINS

L’enseignement d’Histoire des jardins s’adresse aux étudiants de première année du Diplôme d’État de paysagiste (DEP, niveau licence), aux étudiants du Certificat d’études supérieures paysagères (CESP) et aux stagiaires de la Formation Continue.

 

Objectifs

  • Aborder l’histoire des jardins du Moyen Âge au début du XXe siècle, à partir des problématiques artistiques, scientifiques, techniques qui sont à leur origine. 
  • Appréhender la dimension de « monument » des jardins historiques, « expression des rapports étroits entre la civilisation et la nature », portant « témoignage d’une culture, d’un style, d’une époque, éventuellement de l’originalité d’un créateur » (Charte de Florence, 1981).
  • Apporter les outils méthodologiques nécessaires à l’étude des jardins (problématisation d’un sujet, recherche bibliographique, repérage et analyse des sources etc.).
  • Initier à la lecture de la structure et des composantes d’un projet de jardin.

 

Contenu

L’enseignement s’organise autour de cours magistraux consacrés à l’histoire des jardins en Europe entre les XIVe et XXe siècles. Chaque cours (3h) porte sur une période spécifique de l’évolution des savoirs et des savoir-faire théoriques et techniques du projet. 

A l’intérieur de ce parcours chronologique, chaque cours s’attache d’abord au contexte culturel, politique et social dont les jardins sont en même temps témoignage et représentation ; ensuite, il porte sur quelques cas d’étude, dont sont analysé les éléments suivants : 

  • traitement de la topographie, dessin de la structure d’ensemble, réalisation des tracés ; 
  • captation et gestion des ressources hydrauliques, mise en place du réseau hydraulique et des jeux d’eau ;
  • repérage et culture des plantes ; choix, plantation et gestion de la matière végétale.

Le contenu des cours est intégré et développé par un programme de visites de jardins, mutualisé avec le cours de Fondamentaux techniques.

 

Volume horaire

33h de cours magistraux et 3h de contrôle de connaissances 

 

Contrôle des connaissances (pour les étudiants DEP1)

L’enseignement est évalué à travers une épreuve écrite sur table, qui se compose de commentaires d’images et d’un questionnaire à choix multiple.

Pour la préparation de cette épreuve des dossiers iconographiques, ainsi que des articles scientifiques, sont distribués tout au long du cours. En complément de ces documents, une bibliographie thématique sur l’histoire de l’art des jardins (qui intègre de façon analytique, la bibliographie générale, présentée dans ce programme) et un Dictionnaire technique et historique de l’art des jardins, réalisé en collaboration avec l’enseignement de Fondamentaux techniques, sont distribués au début du cours. 

 

Bibliographie d’introduction générale à l’histoire des jardins

ALLAIN Yves-Marie, CHRISTIANY Janine, L’art des jardins en Europe. De l’évolution des idées et de savoir-faire, Citadelles & Mazenod, Paris, 2006.

ASSUNTO Rosario, Retour au jardin. Essais pour une philosophie de la nature. 1976-1987, éd. par Hervé BRUNON, Éditions de l’Imprimeur, Paris, 2003.

BARIDON Michel, L’eau dans les jardins d’Europe, Mardaga, Bruxelles, 2008.

BARIDON Michel, Les jardins : paysagistes, jardiniers, poètes, R. Laffont, Paris, 1998.

BÉNETIÈRE Marie-Hélène, Jardin, vocabulaire typologique et technique, dir. par M. Chatenet, M. Mosser Ed. du Patrimoine, Paris, 2000.

BRUNON Hervé, MOSSER Monique, L’imaginaire des grottes dans les jardins européens, Hazan, Paris, 2014.

CONAN Michel, Essais de poétique des jardins, L. Olschki, Florence, 2004. 

CONAN Michel, Dictionnaire historique de l’art des jardins, Hazan, Paris, 2000.

DIXON HUNT John, L’art du jardin et son histoire, Odile Jacob, Paris, 1996.

LE DANTEC Jean-Pierre P., Poétique des jardins, ENSP-Actes Sud, Versailles-Arles, 2011.

LE DANTEC Jean-Pierre, Jardins et paysages, Larousse, Paris, 1996.

JAKOB Michael (dir.), Des jardins et des livres, MetisPresses, Genève, 2018.

MOSSER M., TEYSSOT G. (dir.), Histoire des jardins : de la Renaissance à nos jours, Flammarion, Paris, 1991.

PÉNA Michel, AUDOUY Michel, Petite histoire du jardin et du paysage en ville, Cité de l’architecture et du patrimoine, Éditions alternatives, Paris, 2012.

RACINE Michel (dir.), Créateurs de jardins et de paysages en France de la Renaissance au XXIe siècle, 2 vol., École nationales supérieure du paysage de Versailles-Actes Sud, Versailles-Arles, 2002.

VERCELLONI Matteo, VERCELLONI Virgilio, L’invention du jardin occidental, Rouergue, Rodez, 2009.

 

Enseignant

Chiara Santini (Docteur en Histoire et Archiviste-paléographe d’État)

Page enseignant 

 
 

Designed Landscapes

DESIGNED LANDSCAPES – BRUSSELS 1775-2020

Organisée par le CIVA à Bruxelles, cette exposition propose un regard inédit sur le paysage de la Région de Bruxelles, à la découverte de l’histoire singulière de ses parcs et jardins publics. À travers de nombreux documents originaux, en partie inédits, elle offre une vision d’ensemble sur les créations paysagères entre 1775 et la période contemporaine, sur leurs auteurs et leur contexte historique et politique. L’exposition s’attache aussi à situer les créations bruxelloises dans un cadre culturel international et à mettre en valeur les outils spécifiques de l’architecte paysagiste.

L’École nationale supérieure de paysage de Versailles est heureuse d’avoir contribué à Designed Landscapes – Brussels 1775-2020, par la participation au comité scientifique de Chiara Santini (chercheure et enseignante d’histoire des jardins à l’ENSP) et Luisa Limido (architecte, chercheure et lauréate de la Villa Le Nôtre 2017).


Designed Landscapes – Brussels 1775-2020
16 novembre 2018 – 31 mars 2019
CIVA – Rue de l’Ermitage 55
1050 Bruxelles

Site web