24 – De l’horticulture au paysage

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Chapitre 24

De l’horticulture au paysage

De l’ENSH à l’ENSP au Potager du roi de Versailles (1874-2000)

Continuités et ruptures

Les deux modèles de formationDeux écoles au Potager du roiContinuités de l’enseignement à VersaillesRuptures, continuités et innovations de Versailles à AngersConclusion

Texte d’une conférence donnée à l’Institut National du Patrimoine à Paris le 5 février 2020

Il était une fois, au Potager du roi de Versailles, une vieille école, une très vieille école, l’Ecole nationale supérieure d’Horticulture. Fondée en 1873, elle forma durant trois, puis deux années, d’abord des maitres jardiniers, puis des ingénieurs en horticulture et des paysagistes DPLG. Elle eut « trois filles » que légitima sa tutelle paternelle le ministère de l’Agriculture et de la Forêt:

  • En 1945 la Section du paysage et de l’art des jardins suivie en 1976 de l’École nationale supérieure du paysage

  • En 1971 l’École nationale des ingénieurs des travaux agricoles et horticoles d’Angers

  • En 1976, l’ENSH, école de spécialisation des écoles d’agronomie en deux ans.

Elle disparut du Potager du roi en 1993 en rejoignant son autre « fille » qui l’avait précédée dans la ville d’Angers.

Pendant 120 ans, l’enseignement de l’horticulture et de la conception des jardins et des paysages a marqué l’histoire du Potager du roi. Aujourd’hui, la formation des paysagistes concepteurs1 à l’École nationale supérieure de paysage de Versailles-Marseille a succédé à celle des ingénieurs de l’ENSH. Comment peut-on décrire cette succession de formations ? Ont-elles encore des points communs ? Quelles connaissances et compétences ont été transmises d’une école à l’autre ? Des discontinuités, voire des ruptures brutales, ont-elles existé et certaines marquent-elles encore les esprits ?

Les deux modèles de formation

L’histoire de ces deux écoles n’a pas été encore écrite. Les archives commençant à être réunies au Potager du roi comme aux archives départementales des Yvelines et ailleurs, les premières publications sont aujourd’hui disponibles2.

Elles couvrent de manière très imparfaite la période considérée, si bien qu’il est difficile d’en faire une synthèse suffisamment documentée. C’est pourquoi j’aurai recours à la méthode des modèles qui schématise l’évolution des enseignements entre 1874 et aujourd’hui. Deux modèles vont se succéder au Potager du roi, que j’appellerai le modèle de l’ingénieur et le modèle des Beaux-Arts (ou de l’architecte).

Le modèle de l’ingénieur horticole – c’est le nom du diplôme délivré par l’ENSH de 1927 à 1974 – a privilégié d’abord les savoirs pratiques, puis techniques et enfin scientifiques. Au début (1874)3, l’enseignement de l’école s’appuyait sur quatre modes pédagogiques, la leçon « théorique » d’une heure trente donnée en amphithéâtre, l’application de la leçon (des travaux dirigés ou pratiques au sein du Potager du roi et en salle), des voyages et visites surtout en région parisienne, et les travaux exigés par les cultures du Potager (vergers, cultures potagères, ornementales de plein air et sous serres et bâches). Ce dernier apprentissage, très pratique, pourrait être estimé à au moins 2/ 3 du temps de présence des élèves sur le site entre 1874 et 19274.

Réunissant les disciplines (arboriculture fruitière, cultures potagères et ornementales, biologie végétale, botanique, arithmétique, géométrie…) l’enseignement comportait 15 matières en 1899, qui se sont ajoutées successivement : l’anglais en 1884, l’horticulture industrielle et commerciale (1897), l’agriculture coloniale (1899), la pathologie végétale et le génie rural en 1907.

À partir du moment où le diplôme d’ingénieur horticole5 a été décerné aux élèves (1927), l’enseignement est devenu de plus en plus scientifique (savant) et de moins en moins pratique. Aux tabliers bleus des élèves et aux casquettes galonnées des chefs de pratique ont succédé après 1960 les blouses blanches des chercheurs dans les laboratoires de chimie, de physiologie végétale et de génétique de l’école.

Lorsque, en 1976, la réforme de l’enseignement supérieure agronomique transforme l’ENSH en école de spécialisation des écoles d’agronomie en deux ans, le nouvel établissement adopte une structuration pédagogique d’abord en deux secteurs Horticulture et Défense des cultures6, puis à partir du début des années 1980 en trois secteurs d’enseignement et de recherche : Horticulture, Défense des cultures et Sciences et techniques appliquées aux aménagements paysagers. La formation pratique des étudiants dans le potager-verger a disparu. L’entretien des lieux et la production sont pris en charge par une dizaine de jardiniers, de maitres-jardiniers et des stagiaires.

Le modèle de l’École des Beaux-Arts

J’appelle « modèle de l’École des Beaux-Arts », un système d’enseignement artistique hérité de l’Ecole nationale des Beaux-Arts fondé à partir de 1807, rue Bonaparte à Paris7. Organisée, jusqu’en 1968, en plusieurs sections (peinture, sculpture et architecture), l’enseignement était fondé surtout sur la pratique des ateliers conduits par des professionnels prestigieux, et notamment des architectes.

Ce modèle, très simplifié et réduit, a été introduit en 1874 à l’école d’horticulture sous la forme d’une chaire d’architecture des jardins et des serres. Son enseignement, très modeste en dernière année (une vingtaine de leçons et deux applications au début), a été confié d’abord à des ingénieurs des Ponts et Chaussées (Jean Darcel et Auguste Choisy), puis à un architecte paysagiste et botaniste : Edouard André (1840-1911) et à son fils René, ingénieur, jusqu’en 1934 ; et ensuite à l’architecte de jardins Ferdinand Duprat jusqu’en 1952.

Cette formation d’histoire de l’art des jardins et de dessin des projets était accompagnée par des enseignements artistiques, scientifiques (biologie, botanique, pathologie végétale …) et techniques (levée de plans, nivellement …). Les compétences de l’architecte paysagiste faisaient partie de celles de l’ingénieur horticole.

À partir de 1934, année d’arrivée de F. Duprat à la nouvelle chaire d’architecture des jardins et d’urbanisme, cet enseignement se révéla insuffisant pour rivaliser avec les pratiques des architectes qui se consacraient à la conception des jardins publics et privés ; pour accéder aux postes de cadres du service des jardins et plantations de Paris, et pour prendre en compte les savoirs de l’urbanisme naissant.

C’est pourquoi, au lendemain de la guerre et en raison des besoins de la reconstruction, est créée en décembre 1945 au sein de l’ENH, une Section du paysage et de l’art des jardins pour compléter la formation des ingénieurs horticoles et leur attribuer le titre de paysagiste DPLG, au terme d’un concours en loge organisé sur le modèle de celui de l’école des Beaux-Arts et des écoles régionales d’architecture.

L’atelier de projet devient alors au cours de deux années d’étude le centre majeur de la formation des futurs paysagistes. Il est encadré par des paysagistes DPLG parfois architectes (A. Riousse, A. Audias T. Leveau au début), J. Sgard et G. Samel (entre autres), puis M. Corajoud et J. Simon à la fin, ainsi que par un architecte urbaniste (R. Puget). Il est accompagné par les mêmes enseignements techniques (A. Brice, L. Sabourin, H. Thébaud …) et artistiques (R. Énard, J. Cordeau, F. Blin) qu’à l’ENH et par un cours d’histoire de l’art et de l’histoire des jardins (M. Charageat, J. Hugueney …).

La continuité de la formation paysagiste de l’ENH a donc été assurée en donnant une place beaucoup plus importante aux ateliers de projet, comme à l’Ecole des Beaux-Arts puis dans les écoles d’architecture créées à partir de 1968. Ce modèle sera repris, confirmé et développé avec la création de l’ENSP qui succède à la Section en 1976.

Deux écoles au Potager du Roi (1976-1993)

Deux formations aux compétences paysagistes vont coexister au Potager du Roi pendant cette période qui se termine avec le départ de l’ENSH à Angers.

À l’ENSH, la spécialisation Sciences et techniques appliquées aux aménagements paysagers est ouverte à partir du début des années 1980. Elle répond à une offre d’emplois importante et historique de la part des services de parcs et jardins publics des grandes agglomérations françaises. À cet effet, les enseignants choisissent en deux ans de formation les disciplines scientifiques et techniques nécessaires à la gestion technique et économique des espaces publics, sans approfondir l’apprentissage de conception de projet. Des conférences régulières sur ce sujet sont cependant assurées par deux paysagistes DPLG et ingénieurs horticoles : Laurent Saccardy et Gilles Clément entre autres.

Les étudiants sont issus surtout du premier cycle de l’université (sciences de la vie et de la nature) et beaucoup moins des écoles d’agronomie auxquelles l’ENSH offre des spécialisations : horticole, de protection des plantes et paysagère.

En pratique, ils reconduisent, en l’adaptant, le modèle ancien de l’ingénieur horticole, mais en réduisant sa compétence paysagiste au savoir-faire gestionnaire d’espaces publics et de conduite d’entreprises exigeant des connaissances scientifiques et technologiques : l’ingénierie paysagiste (P. Bordes et J.-M. Lemoyne de Forges), la science des sols artificiels (A. Anstett, P. Pasquier), les cultures ornementales (R. Bossard, P. Lemattre, C. Preneux), la législation et le droit (J. Carrel), l’économie (P. Mainié et C. Cook), la protection des plantes (R. Coutin, A. Faivre), l’écologie et la physiologie végétale, la malherbologie (J. Montégut, C. Bigot, P. Jauzein).

Pendant ces 17 années, l’ENSP de son côté prend en charge quatre années de formation dans l’ancien foyer des élèves, et quelques salles (amphithéâtres, ateliers, salle de travaux pratiques) communes avec l’ENSH. Elle dispose d’une autonomie administrative, pédagogique et financière, mais dépend d’un seul conseil d’administration avec l’ENSH, et presque uniquement d’enseignants vacataires, notamment paysagistes.

De 1975 à 1983, les enseignants de l’ENSH, cités précédemment, vont assurer des cours, des travaux pratiques et des visites aux élèves paysagistes principalement dans les domaines biotechnique et économique.

Mais le contexte de l’école, très instable en raison d’un projet de mise en place d’un Institut français du paysage (IFP), entrainant une séparation de l’ENSH et de l’ENSP, va mettre fin à cette collaboration à la suite d’une grève des élèves.

En 1985, le projet d’IFP est abandonné et le paysagiste Michel Corajoud, premier enseignant titulaire de son poste en « Théories et pratiques du projet de paysage », est recruté comme maitre de conférences.

En 1993, conséquence d’un projet de regroupement des sept écoles d’enseignement supérieur d’Ile-de-France du ministère de l’Agriculture, et simultanément d’un projet gouvernemental de délocalisation de l’ENSH et de l’ENSP à Bergerac et Blois, la décision de transfert de l’ENSH à Angers, auprès de l’ENITHP est prise par Hervé Bichat directeur général de l’enseignement et de la recherche.

À Angers les deux établissements fusionnent en 1997 dans un Institut national d’horticulture et de paysage (INHP) où le modèle ancien de l’ingénieur en horticulture et paysage est reconduit et adapté aux marchés professionnels de l’époque.

À Versailles, l’ENSP prend en charge la gestion et les productions du Potager du roi, continue ses recrutements d’enseignants titulaires, crée un laboratoire de recherche en 1993 et double ses effectifs du fait de la demande croissante des services publics mettant en œuvre les nouvelles politiques gouvernementales de paysage (Loi « paysage » de 1993 notamment).

Continuités de l’enseignement à Versailles

Avec le départ de l’ENSH à Angers, l’enseignement des quinze disciplines historiques n’a pas cessé en totalité au Potager du roi. Loin de là. Seules les matières liées à l’économie, aux sciences de la vie et à la technologie horticole ont disparu. Ont en revanche subsisté dans la Section et à l’ENSP, remodelées par l’évolution des connaissances universitaires et des pratiques professionnelles, la plupart des matières qui construisaient la compétence historique de l’ingénieur/concepteur en horticulture et paysage.

Six enseignants titulaires, d’E. Mussat nommé en 1874 à l’ENH à P. Frileux (ENSP, 2008) se sont succédé à la chaire de Botanique chargée de la transmission des disciplines (éco)biologiques (aujourd’hui les sciences du vivant dans le département d’écologie appliquée au projet de paysage),

Sept enseignants d’arts plastiques et techniques de représentation (dessin, perspectives …), d’E. Mangeant (ENH, 1886) à O. Marty (ENSP, 2009),

Treize enseignant(e)s d’histoire de l’art et des jardins, de J. Darcel (1876) à C. Santini (2011),

Six enseignants d’utilisation des végétaux dans les projets, de E. André en 1892 à F. Roumet en 2015.

Treize encadrants principaux d’ateliers de projet, en général paysagistes DPLG, de J. Darcel à G. Vexlard (1988) et G. Clément (2004).

Mais, nous le verrons plus loin, sous cette continuité de façade, se cachent des ruptures pédagogiques et des attendus professionnels différents.

Ruptures, continuités et innovations de Versailles à Angers

La rupture majeure des enseignements au Potager du roi concerne les disciplines biotechniques et économiques, qui ont été transmises de 1993 à 1997 à l’INHP d’Angers où elles existaient depuis 1971. Elle marque la séparation de deux modèles qui coexistaient à Versailles, celui (scientifique) d’ingénieur migrant vers la cité angevine et celui des Beaux-Arts (d’inspiration artistique) restant au Potager du roi.

Les débuts de l’ENSH correspondent à la période d’installation de l’établissement d’enseignement de 1873 à 1914 sous la direction d’Auguste Hardy (1824-1891) puis de Jules Nanot (1855-1924). Le site devint un vaste laboratoire d’horticulture expérimentale et les connaissances d’arboriculture, de cultures potagères et ornementales qui y étaient produites en firent un haut lieu de formation. L’école fut d’ailleurs récompensée par un Grand prix de l’enseignement agricole lors de l’exposition universelle de 1900.

Malheureusement, cinquante ans après, les techniques horticoles évoluèrent vers l’intensification et la spécialisation des productions végétales, la rationalisation des formes fruitières, la diminution du coût de la main d’œuvre et l’utilisation intensive de nouveaux pesticides pour faire face aux concurrences intérieures et extérieures. L’héritage des formes et variétés fruitières de cette époque fut de fait disqualifié, mais requalifié en collections patrimoniales de l’école.

Transférées à l’ENITHP, sept chaires et leur titulaire (cultures ornementales, cultures légumières et de plein champ, physiologie végétale, génétique et amélioration des plantes, sciences du sol, économie et droit, génie horticole…) fusionnèrent avec leurs homologues angevines. Le modèle de l’ingénieur persista mais les contenus de l’enseignement changèrent.

Si, avant 1945, l’on enseignait à l’ENH les rudiments des sciences de la vie et de la nature (biologie, anatomie, physiologie, botanique, zoologie, pathologie) comme de l’arithmétique et de la géométrie …, la raison en était le faible niveau des élèves dont beaucoup n’avait pas le niveau du baccalauréat. Avec l’élévation du niveau de recrutement et les classes préparatoires au concours commun aux grandes écoles d’agronomie, ces enseignement fondamentaux disparurent à Versailles puis à Angers.

Dans la nouvelle ENSP, l’enseignement de la botanique et de l’écologie végétale évolua d’une connaissance érudite de la flore et de la phytosociologie (chez les ingénieurs) vers un enseignement inspiré des ethnosciences. Les sciences humaines et sociales érigées en département à partir de 1980 conservèrent l’histoire des jardins (mais pas l’histoire de l’art).

En trente ans, la plupart des enseignements des départements « disciplinaires ou théoriques » furent mis en place à partir de la réforme pédagogique de 1986 avec des paysagistes issus des écoles de Versailles ou d’Angers. O. Marty en arts plastiques, A. Freytet, G. Chauvel et F. Roumet en écologie, M. Audouy en techniques de projet, M. Toublanc, puis A. Pernet et S. Keravel en sciences humaines.

Parallèlement à la transmission des héritages de connaissances théoriques et pratiques, de nombreuses innovations pédagogiques ont marqué l’histoire de la jeune ENSP.

Avec par exemple l’atelier dit C.-R. Dufresny conduit par B. Lassus et P. Aubry de 1978 à 1987, une approche plasticienne et poétique des projets a renouvelé les méthodes de conception fondées notamment sur la topographie du site et la maquette8. De leur côté les enseignants d’écologie et d’arts plastiques ont refondé les initiations au jardinage et à la prise en compte des dynamiques végétales naturelles. Les expériences de jardinage « Chaubrides » au Potager du roi (depuis 1987) et du « Transformateur » (une friche industrielle) à Redon (35) en 2003-2010 ont renouvelé la pédagogie de « l’écologie appliquée au projet de paysage ».

Conclusion 

À l’ENSH, sur le modèle des écoles d’ingénieurs, la continuité de la figure « patrimoniale » de l’ingénieur en horticulture et paysage à Angers (aujourd’hui Agrocampus ouest, centre d’Angers) a permis l’accès au titre professionnel de paysagiste concepteur (2016). Cette continuité pédagogique s’est accompagnée d’une rupture subie : l’abandon du Potager du roi, berceau historique de l’école.

À l’ENSP, sur le modèle des écoles d’architecture, la continuité de la présence de l’école au Potager du roi a permis de développer de nombreuses disciplines « patrimoniales » (histoire des jardins, botanique, dessin, techniques de travaux, conception des projets) avec l’accès au titre de paysagiste concepteur (2016). Cette continuité s’est accompagnée d’une rupture souhaitée : la disparition des disciplines scientifiques et biotechniques horticoles. S’ y est ajoutée la production de nouvelles connaissances pratiques et scientifiques ayant souvent recours à la pluridisciplinarité.

Dans ce contexte la figure historique méconnue du (maitre) jardinier n’est-elle pas en cours de renouvellement ?

Cette histoire de famille n’est pas terminée. Au sein du pôle universitaire national d’enseignement et de recherche d’Angers consacré au végétal (Vegepolys Valley), les deux « filles » réunies perpétuent et renouvellent le patrimoine versaillais de connaissances horticoles et paysagistes. À Versailles, pôle national du paysage depuis 1993, l’histoire paysagiste du Potager du roi se poursuit en cherchant à réunir harmonieusement dans un site réinventé, les quatre missions que l’ENSP s’est donnée : la conservation du patrimoine historique horticole, les formations de paysagistes concepteurs, l’ouverture du site aux visiteurs, et l’expérimentation agroécologique dans les jardins de production.

Pierre Donadieu

14 janvier 2020


Bibliographie

E. André, Le Potager de Versailles, L’École nationale d’horticulture de Versailles, Paris, La Maison Rustique, 1890, 59 p. Archives ENH/ENSP.

J. Nanot et C. Deloncle, Le Potager du roi et l’École nationale d’Horticulture de Versailles, Bulletin de l’association des anciens élèves de l’ENH, 1895-1898, pp. 183-282 et pp. 391-459. Archives ENSH/ENSP.

P. Donadieu, Histoire de l’ENSP de Versailles : https://topia.fr/2018/03/27/histoire-de-lensp-2/


Notes

1 Le diplôme-titre de paysagiste DPLG leur a été attribué de 1960 à 2018. Puis le diplôme d’Etat de paysagiste (DEP) a été distingué du titre professionnel de paysagiste concepteur par la loi de 2016.

2 Notamment les travaux de Alain Durnerin, B. Blanchon, Stéphanie de Courtois, Luisa Limido, Chiara Santini et Pierre Donadieu.

3 La vocation initiale du Potager du roi pour son créateur Jean-Baptiste de la Quintinie n’était pas seulement de nourrir la Cour royale, mais également de former les jardiniers qui y travaillaient.

4 Les élèves, âgés de 17 à 27 ans (environ 40 par an) travaillaient en moyenne 6 jours sur 7, 15 à 16 heures par jour selon la saison, avec 5 à 7 h de pratiques par jour dans le cadre de 6 sections (M. Mitteau, 2019).

5 Deux diplômes ont été délivrés auparavant : un certificat au début, puis le diplôme de l’ENH en 1897.

6 Note de la direction de l’Institut technique de l’horticulture d’Angers, 10 12 1974, Archives Nationales.

8 Enseigné dans l’atelier dit « André Le Nôtre » dirigé par M. Corajoud jusqu’en 2003.

2 réflexions au sujet de « 24 – De l’horticulture au paysage »

  1. Bonjour,

    Cet article me fait plaisir car pour une fois quelqu’un parle de la section Aménagements Paysagers de l’E.N.S.H. mais pouvez vous prendre en compte que la dernière promotion d’étudiants a été accueilli par Monsieur Alain DURNERIN au Potager du Roy en septembre 1993 , les étudiants ont passé leur diplôme de juin à octobre 1995.
    donc si le schéma de l’E.N.S.H. pouvez aller jusqu’à 1995 !
    merci de ne pas oublier les 2 ou 3 étudiants de la promotion suivante qui avaient été recruté et avaient demandé au M.A.A. un report.
    De plus, pouvez-vous me dire, pourquoi le nom de l’E.N.S.H. n’a pas été portée dans la liste des écoles habilitée à délivrer le titre de Paysagiste Concepteur à la loi du du 8 Août 2016 ?

    Merci d’écrire l’histoire de ces deux écoles et de ce site qui m’est très cher.

    Répondre

    1. Bonsoir,
      Merci pour ces commentaires. La date de la fin de l’ENSH est toujours hésitante. Soit Janvier 1993, pour faire état de la décision du DGER (Hervé Bichat) de délocaliser l’ENSH à Angers, soit juin 1995 pour tenir compte de la sortie de la dernière promotion. La fin réelle est en fait 1995, mais le déménagement a duré jusqu’en 1997, sans compter le problème des archives qui a séparé pendant plus de dix ans les établissements angevins et versaillais.
      L’ENSH n’a pas été reconnue dans les écoles habilitées pour plusieurs raisons : les études ne duraient que 2 ans (4 ans dans les autres), les ateliers de conception de projets avec des paysagistes DPLG étaient peu développés, la formation préalable des élèves étaient à dominante scientifique (biologie surtout). Mais en 2016 le diplôme d’ingénieur de l’école des paysagistes d’Angers a permis à l’Etat de leur attribuer le titre de paysagiste concepteur (le DPLG étant supprimé) comme aux diplômés de l’ENSP et des trois autres écoles.
      Bien à vous et à votre disposition pour d’autres éclairages.
      Pierre Donadieu

      Répondre

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